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Jeudi 26 février 2009 4 26 /02 /Fév /2009 18:55

Je me suis toujours demandé pourquoi à chaque fois qu’on parle de l’histoire d’une science on commence par le 16ème siècle !! Comme si l’histoire ne commence qu’avec l’ère des lumières !!

La révolution culturelle et puis industrielle que vante l’occident actuellement est en grande partie due à la période (7ème - 14ème siècle) qui a connu l’apogée du monde  musulman, qui s’étendait sur trois continents, et dont les savants avaient écrit les plus belles pages de l’histoire de l’humanité, et qui avaient  découvert les bases des la quasi-totalité des sciences que l’Homme connait aujourd’hui, alors que l’Europe pataugeait dans la boue du moyen âge.

Ce n’est pas par excès de patriotisme que j’affirme cela, mais c’est un hommage aux savants musulmans qui ont édifié un chef d’œuvre de savoir, et une reconnaissance que s’interdisent les occidentaux car, malheureusement, l’histoire est écrite par les vainqueurs.

On meurt pour faire l’histoire, cette histoire que nous avons cessé d’écrire depuis longtemps, l’histoire à laquelle nous ne contribuons plus, et que nous ne faisons plus que subir…

Un monde arabe démantelé bien que partageant le même sort, détruit dans sa conscience historique, dans sa culture, dans sa volonté, sans capacité d’action, soumis, résigné et incapable de gouverner son futur.

Que faut-il pour que le monde arabe et musulman redevienne sujet de l’histoire ?? Qu’une ancienne puissance d’âme, d’arme et de volonté resurgisse une fois encore ??

Le point de départ est de refuser que l’on nous retire notre conscience d’exister comme modèle de civilisation, et que l’on nous contraint à nous absenter de nous-mêmes et se placer sous une quelconque tutelle étrangère pour complaire…

N’avons-nous que l’occidentalisation comme choix… ?!

Non,…nous pouvons constituer et développer notre monde, selon notre histoire et notre nature, et honorer notre passé et assurer notre futur.

« On est ni des bouches à Coca ni des bouches à bière, nous devons boire de nos sources et défendre nos sources ».

J’ose espérer que cette triste page de notre histoire se tournera un jour, et qu’on cessera de voir quotidiennement nos frères se faire massacrer par ceux qui n’ont jamais oublié, que, hier encore, nous étions les maitres.

 

Par cor-z-ame
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Mercredi 25 février 2009 3 25 /02 /Fév /2009 18:32

L’essor des moyens de communication durant le dernier siècle, et qui n’est pas prêt de s’arrêter a certainement eu un énorme impact sur nos croyances et modes de pensée. Il faut dire que chaque ère est dominée par une idéologie que les médias se proposent volontiers de mettre en lumière.

Mais à quoi sert une idée à part guider… ?! Les idéologies populistes ou populaires sont par nature anti-scientifiques et, malheureusement, la masse sont est sans conscience ni volonté, on la mène toujours par le sentiment et la grossièreté, jamais par la raison.

Les médias ont très bien compris cette triste réalité, leur affaire est devenue celle de communiquer la sensation au lieu de la vérité, et de renforcer la domination d’une idéologie qui sur-valorise tout ce qui est instinctif et matériel au détriment de l’effort de la discipline et du respect.

Quand les médias réussissent à faire croire, ils contribuent à faire exister,…

La plupart de nos valeurs aujourd’hui, qui ne sont nullement parfaites, ont été consciemment ou non inculquées par un déluge d’images ou de sons auxquels on est exposé en permanence, et qui rend normal beaucoup de choses qui peuvent ne pas l’être en réalité, mais par la force du matraquage on finit par céder devant ce développement des médias qui, certes, a amélioré notre vie, mais qui a sans doute accrut la dépendance des idées aux intérêts.

Face à cette réalité, la prudence reste notre unique arme afin de mieux traiter chaque message qui nous parvient aussi idyllique soit-il, cela impose la diversification de nos sources d’information et d’activer notre bon sens et analyser soigneusement chaque position, opinion, courant,… et choisir les notre sans s’imprégner aveuglement des celles de personnes pas forcément de mauvaise foie, sans perdre de vue nos repères qui font notre spécificité culturelles et mentale.

Par cor-z-ame
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Mercredi 25 février 2009 3 25 /02 /Fév /2009 15:52

J’ai surtout connu Mehdi Ben Barka pendant sa période d’exil qui débuta en janvier 1960 car je me trouvais à Paris en tant que fonctionnaire international. Je le voyais souvent durant ses voyages en France mais pour la dernière fois, ce fut en octobre 1965 quelques jours seulement avant sa disparition. Je ne manquais pas non plus de lui rendre visite à Chambésy quand je me trouvais à Genève pour des conférences internationales.

 

La date du 29 octobre est celle d’un jour de mémoire et de recueillement pour tous les défenseurs de la liberté et les militants de la décolonisation. Mehdi Ben Barka avait très vite compris que les indépendances des pays du tiers monde n’étaient qu’une fragile escale d’un très long parcours.

 

Il était également conscient du fait que le prix de la libération nécessite une intense coopération Sud-Sud ainsi que le cumul d’une masse critique capable d’endiguer un impérialisme rapace qui n’avait quitté les lieux qu’en apparence pour mieux s’y incruster. C’est pour cela qu’il consacra une très grande partie de ses efforts à la promotion de l’unité des pays africains comme étape essentielle à la collaboration entre les pays du Sud.

 

Ancien professeur de mathématiques et pédagogue réputé, il accordait une importance primordiale à l’éducation comme facteur de progrès et de libération. Il avait l’intention de publier une revue africaine qu’il envisageait en tant « qu’instrument d’orientation et de clarification » car, selon ses propres paroles, il était parvenu à deux conclusions :

 

« Premièrement, que l'union politique est actuellement impossible à cause des séquelles du colonialisme traditionnel ; et deuxièmement, que l'union est possible et essentielle dans le domaine économique par rapport à l'aide étrangère et au commerce. »

 

Mehdi Ben Barka était un homme d’une très grande culture et d’une vivacité d’esprit hors du commun ; il maîtrisait plusieurs langues et assimilait sans difficultés les valeurs des autres civilisations sans perdre les siennes. Ces qualités lui facilitaient la communication et la conviction de ses interlocuteurs.La lutte contre le colonialisme et l’impérialisme, d’une part, et la mise en valeur politique des rôles de l’éducation et de la pédagogie de la libération, d’autre part, furent les axes principaux de son action.

 

Une action qui commençait à donner des résultats surtout vue la reconnaissance de son militantisme en Afrique et son rôle primordial en tant que Président du Comite Préparatoire International de la conférence de la Tricontinentale qui s’etait tenue à la Havane en janvier 1966 trois mois après son assassinat.

 

Cette synchronisation donne à réfléchir.

 

Il faut relire le discours qu’il a prononcé à la réunion préparatoire qui s’est tenue en septembre 1964 à Moshi au Tanganyika pour comprendre la vision à long terme de cet homme, les finalités et les objectifs qu’il attribuait au mouvement de solidarité des pays du tiers monde. Fidel Castro, à la clôture de la Conférence de la Tricontinentale, le 16 janvier 1966 avait declaré, « Nous voulons reconnaître que Ben Barka, avec sa constance et son travail personnel, a joué un rôle décisif, dans l'organisation de cette première Conférence Tricontinentale.

Son effort et son travail étaient la cause de ce qu’il lui est arrivé. Il y a un accord général que Ben Barka a été cruellement et lâchement assassiné.

 

Cette conférence de solidarité a le devoir élémentaire, de témoigner dans la loyauté, du dévouement avec lequel il a travaillé pour son succès et devra exiger que cet assassinat fasse l’objet d’un examen et que les assassins soient sanctionnés.»

1

Ben Barka a payé de sa vie son militantisme efficace, sa détermination dans la lutte contre le colonialisme et l’impérialisme que l’on ne pouvait pas récupérer, une connaissance de la problématique des relations Nord-Sud et Sud-Sud avec des données précises, une foi inébranlable dans la solidarité entre les pays du tiers monde et une maîtrise de l’environnement international qui conditionnait cette démarche.

 

Sa pédagogie de la libération fait école à ce jour. Il dérangeait de plus en plus les dirigeants qui s’accrochaient à l’ancien colonisateur pour se maintenir au pouvoir et il dévoilait d’une manière convaincante les desseins des impérialistes. Cette pédagogie de la remise en question des politiques en vigueur a très probablement été une des causes du complot international qui a abouti à son enlèvement.

 

La manifestation de ce jour, celle du 40e anniversaire de son assassinat nous permet de partager la douleur de ses proches, de sa femme Rhita et de ses enfants Bachir, Fawz, Mansour et Saad qui ont vécu et continuent de vivre un calvaire. Ils ont fait de la quête de la vérité et de la défense de la mémoire leur préoccupation majeure. Toute notre compassion et nos pensées sont avec eux.

 

Le 29 octobre devrait être célébré tous les ans à travers le monde comme la Journée de la Mémoire. La mémoire est une des clés du développement et du progrès car elle facilite le cumul des expériences et des leçons que l’on en tire. Elle limite les dangers de l’amnésie et l’inconscience de ceux qui parlent de « tourner la page ». Mais pour tourner une page il faut d’abord l’avoir lue attentivement en parvenant aux conclusions qui s’imposent avant  ’entamer la page suivante. La page de la disparition de Mehdi Ben Barka ne pourra être tournée que lorsque les responsables auront été identifiés et que la justice se sera prononcée.

 

Même quarante ans après sa disparition le nom de Mehdi Ben Barka résonne encore chez tous les Marocains et chez un nombre incalculable de ceux qui connaissent la souffrance et les humiliations du postcolonialisme et de l’impérialisme. Mehdi, tu es toujours présent et bien proche de tous ceux qui combattent pour la liberté et la libération.

 

Beaucoup se demandent ce que tu penserais, si tu étais encore là, de :

 

* la situation internationale en général;

* l’hégémonie américaine et de ses guerres par proxy qui font des centaines de milliers de victimes ;

* l’alignement méthodique des « non-alignés » avec les puissances occidentales;

* la désagrégation de l’Afrique et son appauvrissement ;

* du morcellement du monde arabe et l’asservissement de ses dirigeants corrompus;

* du drame Palestinien où la spoliation des terres s’amplifie et où la liste des victimes augmente sans fin;

* de l’occupation barbare de l’Irak que l’on détruit et divise sans pudeur au grand jour en violation des règles les plus élémentaires du droit international avec l’indigne complicité des pays voisins;

* de la faillite du projet du Grand Maghreb qui était un de tes rêves ;

* du développement du sous-développement de ton pays qui souffre actuellement du forfait de l’Etat, de la vente de ses biens en solde, d’une absence de démocratie véritable, d’énormes inégalités économiques et sociales, d’une floraison de la corruption, de l’opportunisme d’une partie non négligeable de son élite et d’une aliénation culturelle pour ne mentionner que ces maux.

 

Des maux dont le Maroc n’a pas le monopole mais qui caractérisent la quasi majorité des pays du Tiers Monde. Un tiers-monde à la dérive.

 

Jusqu'à quand cette dérive Mehdi ?

La recherche de réponses virtuelles, en ton nom, à ces questions serait peut-être la meilleure manière de commémorer ton absence à travers une présence continue de tes idées qui sont plus pertinentes que jamais et que l’on honore aujourd’hui.

Par cor-z-ame
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Mercredi 25 février 2009 3 25 /02 /Fév /2009 15:28
Mahdi Elmandjra est né en 1933 à la capitale du Maroc, Rabat. Il a fait ses études universitaires aux États-Unis à l'Université de Cornell (Licence en Biologie et en Sciences Politiques) et il les a continuées en Angleterre où il a aussi obtenu son doctorat (Ph.D. Éco.) à la LONDON SCHOOL OF ECONOMICS (Université de Londres).

Depuis 1958, il enseigne à l'Université Mohamed V à Rabat.(1) Elmandjra a été entre autres Directeur Général de la Radiodiffusion Télévision Marocaine, Premier Conseiller de la Mission Permanente du Maroc auprès des Nations Unies à New York, Président de la Fédération Mondiale des Études du Futur, Président de Futuribles International et il est Président Fondateur de l'Association Marocaine de Prospective et de l'Organisation Marocaine des Droits de l'Homme.(2)

De plus, il a occupé plusieurs hautes fonctions au sein du Système des Nations Unies (1961-1981) y compris celles de Chef de la Division Afrique, de sous-Directeur général de l'UNESCO pour les Sciences Sociales, les Sciences Humaines et la Culture et de sous-Directeur général pour la Prospective.(3) Le professeur a publié plus de 500 articles dans les domaines des sciences humaines et sociales et il est l'auteur de nombreux ouvrages dont " Première Guerre Civilisationnelle " (1991). De surcroît, Elmandjra a reçu plusieurs prix comme par exemple le Prix de la Vie Economique 1981 (France), la Grande Médaille de l'Académie Française d'Architecture (1984), Ordre des Arts et Lettres (France, 1985), Ordre du Soleil Levant (Japon, 1986) et la Médaille de la Paix de l'Académie Internationale d'Albert Einstein.(4)

La biographie du professeur Elmandjra montre très bien sa compétence professionnelle variée ainsi que ses expériences étendues dans des différents domaines.

Par cor-z-ame
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Mercredi 25 février 2009 3 25 /02 /Fév /2009 13:04
Le pergélisol désigne un sous-sol gelé en permanence ou la couche de glace constituée par le gel des rivières et des lacs dans les régions les plus froides du globe.

La crainte que le pergélisol en retraite à cause du réchauffement de la terre accélère le changement climatique ont été renforcées par une nouvelle étude qui affirment que les émissions du méthane, gaz à effet de serre, sont très élevés dans le nord de la Sibérie.

Dans un cycle complexe, le pergélisol fond sur les bords de lacs qui étaient auparavant gelées pendant toute l'année.

Matières organiques, restes de plantes pourries et à long animaux morts déposées au fond des lacs se décomposent pour former du méthane. Finalement, au cours d'un dégel, ce méthane bulles à la surface et est libéré dans l'atmosphère.

Dans la première étude importante sur le phénomène des bulles, ou ébullition, on estime que les émissions actuelles de méthane libéré de zones humides entre les latitudes 65 et 70 ° nord ont atteint des seuils alarmants.

Entre 1974 et 2000, la propagation de dégel des lacs a causé des émissions de méthane dans la Sibérie de plus 58%.

Une inquiétude est ce que les scientifiques appelle une "rétroaction positive" de milliards de tonnes de méthane stockées est verrouillé que dans le sol et dans les lacs gelés au Canada et en Sibérie.

Ce scénario, en substance, est un cercle vicieux, des scientifiques affirment: le réchauffement de la planète réchauffe le pergélisol, qui libère le méthane piégé, ce qui s’ajoute à l'effet de serre.

Volume pour le volume, le méthane est 21 fois plus efficaces pour piéger la chaleur solaire, respectivement, que le dioxyde de carbone CO2.
Par cor-z-ame
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